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Yaca, l’assurance-vie digitalisée

BORDEAUX. Jonathan et Camille Lamaison, conseillers en gestion de patrimoine, ont imaginé un outil simple d’utilisation pour permettre aux 25-45 ans de créer leurs placements d’assurance-vie sur mesure, en fonction de thématiques engagées.

Yaca, assurance-vie

Les 3 CGP d'Aquilogia à l'origine de Yaca : Jonathan Lamaison, CEO ; Camille Lamaison, directrice marketing associée ; et Philippe Chopin, directeur général associé. © Yaca

C’est pour favoriser les placements en assurance-vie des 25-45 ans que Jonathan et Camille Lamaison, conseillers en gestion de patrimoine (CGP) à Bordeaux, ont imaginé la fintech Yaca en 2022. Sortie en 2024, « cette web application permet à l’épargnant de créer son placement sur mesure en fonction de douze thématiques engagées, parmi lesquelles l’eau, l’égalité hommes-femmes, le made in France, la protection de l’environnement ou encore l’énergie verte. Pour répondre à différents objectifs de moyen ou long terme : préparer sa retraite, financer un projet, etc. », détaille Jonathan Lamaison, CEO et associé chez Yaca, également dirigeant du cabinet de CGP bordelais Aquilogia Patrimoine.

Pour cela, les utilisateurs n’ont qu’à répondre à de simples questions sous la forme d’une conversation. « Ces questions permettent d’avoir un profil d’investisseur (aguerri, prudent, de long terme, etc.), de choisir ses thématiques, et de générer automatiquement le bulletin de participation. Ensuite, l’épargnant peut suivre ses placements et leurs montants projetés en temps réel », explique Camille Lamaison, directrice marketing et associée chez Yaca.

Thématiques engagées

Derrière cette apparente simplicité, il y a deux ans de travail, mené par une équipe de six personnes, dont cinq associés : Camille et Jonathan Lamaison, Philippe Chopin, lui aussi CGP, directeur général associé chez Yaca. Et deux associés minoritaires, David Pistori et Jérôme Clérico, gérants de la société niçoise Indigen Solutions, qui a développé l’application.

Incubée durant deux ans à la Pep’ des Chartrons, lauréate d’une bourse Bpifrance, du French Tech Tremplin, et financée en fonds propres et par bons de souscription d’actions (BSA) auprès d’une quinzaine d’investisseurs, Yaca a tout misé sur l’UX/UI et la simplicité de son interface utilisateur. « J’ai analysé chaque parcours pour améliorer l’interface de façon continue », assure ainsi Camille Lamaison.

Les trois CGP à la tête de l’entreprise ont également défini les thématiques proposées et réalisé un banc d’essai de tous les fonds correspondant. « Nous avons fait des choix de conviction en sélectionnant ces thématiques engagées, et cela parle à nos utilisateurs. Nous avons gardé les meilleurs fonds et les mieux classés en matière de finance durable (selon la réglementation SFDR 8 et 9), et avons fait du lobbying auprès de notre partenaire support de placement pour qu’il les référence dans le contrat Yaca Avenir », précise Jonathan Lamaison.

Yaca, assurance-vie

De la création du profil utilisateur à la souscription du bulletin de participation, tout se fait automatiquement sur Yaca, en répondant à des questions sous forme de conversation. © Yaca

Compliance

Ce partenaire, Apicil, est le troisième assureur français et « le plus gros groupe indépendant sans actionnaire », assure le dirigeant. « Nous sommes très encadrés en termes de compliance (« conformité »), par Apicil et par l’Autorité de contrôle prudentiel et de résolution (ACPR), chaque profil d’épargnant inscrit étant vérifié, afin d’identifier les publics protégés ou à risque. Mais aussi le niveau de connaissances financières des utilisateurs, pour leur proposer la bonne dynamique », affirme Camille Lamaison.

Chaque thématique affiche ainsi son niveau de risque et l’évolution de ses cours, afin que l’utilisateur puisse définir la proportion d’épargne investie sur des fonds garantis (en euros), et sur des fonds risqués (en actions).

Éducation financière

Le modèle économique de Yaca repose sur des frais d’environ 0,65 %, correspondant à une rétrocession sur les frais de gestion des thématiques et du contrat. L’application dépasse aujourd’hui les 3 000 inscrits et 250 clients actifs. « La moyenne de souscription est autour de 10 000 euros au départ, et environ 90 % de nos clients versent un montant mensuel, qui leur permet de lisser le risque », note Camille Lamaison.

L’éducation financière est l’un des objectifs affichés par les dirigeants qui espèrent rapidement disposer d’une version de Yaca sous la forme d’une application mobile, afin de pouvoir envoyer des notifications avec des contenus. « Notre feuille de route est pleine, avec notamment un projet d’intégration de l’IA pour personnaliser les recommandations d’investissement », confie Jonathan Lamaison. Pour accélérer, il espère prochainement se rapprocher d’un grand groupe mutualiste national, afin de démocratiser cette approche de l’épargne simplifiée et automatisée.

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Les fondateurs de Yaca ont choisi 12 thématiques engagées sur lesquelles investir, classées articles 8 et 9 de la réglementation SFDR sur la finance durable. © Yaca

 

L’application dépasse aujourd’hui les 3 000 inscrits et 250 clients actifs