Bordeaux : la plateforme Tudigo placée en redressement judiciaire

Stéphane Vromman Tudigo

Stéphane Vromman, cofondateur et dirigeant de Tudigo © DR

Après « une période éprouvante », selon les mots de son cofondateur et dirigeant Stéphane Vromman, « une réorganisation profonde suite au départ d’un cofondateur (Alexandre Laing, NDLR) et des projets en difficultés », Tudigo promettait fin juillet dans une lettre adressée à ses investisseurs une nouvelle approche reposant sur une meilleure sélection des projets et « un accompagnement pensé pour durer ».

Las, le 5 août 2026, le tribunal de commerce de Bordeaux a placé l’entreprise en difficulté en redressement judiciaire. « À ce stade, l’ouverture de la procédure n’affecte pas la propriété des titres ou créances détenus par les investisseurs, ni le principe du suivi des investissements. Elle peut toutefois entraîner des adaptations opérationnelles », prévient Tudigo dans un texte publié sur son site internet.

Faisant suite « à une période de crise de gouvernance interne, apparue à l’automne 2024, qui a durablement affecté l’organisation de la société », amplifiée par « un contexte économique défavorable », cette procédure ouvre une période d’observation de l’activité de la SAS Tudigo. Sa poursuite d’activité sera supervisée par l’administrateur judiciaire Sylvain Hustaix, « dans l’intérêt des parties prenantes : investisseurs, porteurs de projets et salariés », précise Tudigo sur son site.

À l’issue de la période d’observation, l’entreprise pourra être reprise entièrement ou partiellement. Les offres de reprise peuvent être déposées jusqu’au 14 septembre. Le cas échéant, l’entreprise pourrait également être placée en liquidation judiciaire.

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