Sa visite au Porge le lundi 17 août a été accueillie sous les huées des habitants, qui se sont sentis « abandonnés » par l’État après les incendies géants qui ont détruit 42 000 hectares et 240 habitations en Gironde, et 3 600 hectares et 198 bâtiments dans les Landes, durant l’été 2026.
Le Premier ministre Sébastien Lecornu a présenté, depuis Mérignac, un plan de soutien reposant sur une aide immédiate de l’État de 12 millions d’euros pour les collectivités des départements de la Gironde (10 millions) et des Landes (2 millions).
Ainsi que des procédures de délivrance des permis de construire accélérées et simplifiées, sous un mois maximum pour la reconstruction des maisons « en équivalence ».
L’État prévoit également d’augmenter les fonds d’accompagnement des collectivités locales pour le relogement d’urgence. Et de mettre la pression sur les assureurs afin qu’ils « jouent le jeu ».

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Aides aux entreprises
Concernant les entreprises dont les locaux ont été détruits, l’État s’est engagé à leur accorder une exonération des cotisations sociales et des taxes foncières durant 3 mois. C’est l’État qui s’acquittera de la taxe foncière des entreprises auprès des collectivités.
L’État, via Bpifrance, s’est également engagé à contribuer au fonds de garantie mobilisé par la Région Nouvelle-Aquitaine. Au total, 30 millions d’euros de prêts seront mis à la disposition des entreprises dans un premier temps.
Le secteur agricole, durement touché et très mobilisé durant les incendies, se verra octroyer des aides ciblées pour un montant de 6 millions d’euros.
Enfin, pour relancer le tourisme en Gironde (qui pèse 7 % du PIB) et dans les Landes, un plan de communication, financé par des acteurs publics et privés, sera doté de 2 millions d’euros.
Au total, le coût de ces mesures dépasserait les 100 millions d’euros, a affirmé Sébastien Lecornu, qui assure avoir sorti « l’artillerie lourde ». Tout en précisant que certains nouveaux crédits devront être inscrits et votés dans le budget 2027.

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Base permanente de bombardiers d’eau
Si ces annonces concernant la reconstruction ont été plutôt bien accueillies, plusieurs demandes pour protéger les territoires à long terme, formulées par la Région Nouvelle-Aquitaine, ainsi que les départements de la Gironde, des Landes et du Lot-et-Garonne, restent encore en suspens.
La Région a ainsi demandé à l’État de s’engager sur trois décisions stratégiques structurantes : l’implantation d’une base permanente de bombardiers d’eau dans le Sud-Ouest, un dossier « exhumé » par le ministère de l’Intérieur ; le lancement d’un grand plan pour maintenir l’eau dans les forêts et lutter contre leur assèchement ; la création d’un territoire pilote national de l’adaptation de la forêt au changement climatique dans les 42 000 ha de forêt détruite en Gironde.
Quant aux départements, outre la demande d’implantation d’une base de Canadairs dans les Landes de Gascogne, portée depuis 2022, ils demandent des moyens aériens « plus puissants, plus robustes, plus efficaces […]. Notre culture des risques […] et notre modèle de sécurité civile doivent être questionnés », estiment-ils. Ils soulèvent également la question du financement des SDIS, qui doit être étudiée en 2027.

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