Couverture du journal du 09/04/2021 Consulter le journal

L’Onglerie : l’ongle star

L’enseigne L’Onglerie, lancée en 1984 et dont le siège est à Pessac, compte 115 boutiques en France et 13 en Gironde. Malgré les confinements et la crise sanitaire, elle devrait en ouvrir 8 supplémentaires d’ici la fin de l’année.

L’Onglerie ongle

Photo de freestocks.org provenant de Pexels

L’histoire commence par une rencontre entre une coiffeuse et une prothésiste dentaire ! La première, Françoise Lartiguelongue a découvert lors d’un séjour au Canada la technique du modelage de l’ongle qui n’existe alors pas à Bordeaux. La seconde, Gisèle Bachellerie, va y apporter son savoir-faire professionnel. Nous sommes au début des années 80 et Françoise travaille dans un salon de coiffure sur le Bassin d’Arcachon. Gisèle, dont le mari est entrepreneur, lance alors la machine. Les deux couples s’associent pour ouvrir la franchise L’Onglerie en 1984.

Nous avons réussi à conserver un réseau à taille humaine

« Aujourd’hui, on se bat pour perpétuer cette tradition », remarque Laurence Py, une des 3 codirigeants de l’enseigne. Entrée dans le groupe en 1992, elle est chargée dans un premier temps de distribuer les produits en pharmacie et de développer plusieurs gammes, elle a participé par la suite au développement de la franchise. Lorsqu’en 2012, les fondateurs décident de revendre l’enseigne pour prendre leur retraite, c’est tout naturellement qu’elle décide de s’associer avec François Léonard, alors responsable financier. « Il a passé la tête à la porte de mon bureau un soir », se rappelle-t-elle, « et m’a lancé : « si tu y vas, j’y vais aussi » alors j’ai dit oui. » Seul problème, il manque une personne chargée du développement. Le poste est identifié et il faudra plusieurs rencontres avant de découvrir le profil parfait en la personne de Laurent Treuil. Trois nouveaux associés sont alors à la tête du vaisseau L’Onglerie. « Chacun a son domaine de compétence », précise Laurence Py. De 2012 à 2017, ils vont s’appliquer à le consolider, en revendant plus de 60 % du réseau.

La boutique de Bordeaux-Chartrons enregistre le meilleur chiffre d’affaires de France !

Laurent TREUIL, Laurence PY et François LEONARD, codirigeants de L’Onglerie

Laurent TREUIL, Laurence PY et François LEONARD, codirigeants de L’Onglerie © D. R.

 

Ils le renouvellent ainsi avec un personnel plus jeune. « Nos franchisés sont fidèles et s’engagent en moyenne pour 3 à 4 contrats d’une durée de 7 ans. Nous restons très proches, car on rentre dans l’intimité des personnes qui travaillent avec nous », précise Laurence Py, qui est maintenant chargée de l’animation réseau. « Nous avons réussi à conserver un réseau à taille humaine », souligne- t-elle, « Nous sommes 19 au siège, ça reste très famille. » Le groupe compte 115 magasins, dont 13 en Gironde, ainsi que 2 en Martinique et 2 au Maroc pour 3 millions d’euros de chiffre d’affaires pour le siège et 20 millions pour l’ensemble du groupe. Et malgré les confinements et la crise sanitaire, L’Onglerie poursuit son développement avec l’ouverture de 8 nouvelles boutiques en décembre, contre 6 en 2019. « Notre ambition est d’atteindre 125 magasins d’ici 2-3 ans », soutient Laurence Py. Une nouvelle boutique devrait également ouvrir ses portes en plein cœur de Bordeaux, rue de Cheverus, en mars 2021. Les boutiques qui comptent 2 à 2,5 personnes en moyenne ont un leader girondin : celle de Bordeaux-Chartrons qui enregistre le meilleur chiffre d’affaires de France !

L’Onglerie Pessac

L’Onglerie Pessac © D. R.

Il faut dire que, depuis les débuts, la technique reste la même : une résine, amalgame de poudre et de liquide, est appliquée pour 3 à 4 semaines avec une forme sous l’ongle naturel. Ce savoir-faire qui exige beaucoup de dextérité demande 8 semaines de formation. « Nous sommes les seuls à détenir un titre professionnel de niveau 3 », se félicite la dirigeante. Le centre de formation, situé rue Georges-Bonnac, compte 2 professionnelles, et peut accueillir jusqu’à 14 stagiaires. Le groupe compte également deux centres pilotes à Bordeaux. Les salons proposent également d’autres prestations plus courantes telles que la pose de gels, de vernis, du nail art ou des soins beauté des ongles. « Les manucure bars ne nous ont pas pénalisés », assure Laurence Py, « ils ont développé notre activité auprès d’un jeune public ». En effet, la technique du faux ongle, à renouveler tous les 3/4 semaines, attire une clientèle plutôt traditionnelle, pouvant s’offrir ce type de prestation. Forte de sa réussite, L’Onglerie continue sur sa montée et propose toute une gamme de produits de son enseigne. Et comme s’en réjouit sa dirigeante : « C’est avant tout une magnifique aventure humaine ».