Sur le quai de Brazza, à deux pas de Darwin, un vaste hangar réunit artisans et jeunes entreprises. C’est ici que Coquilles a installé son atelier de production, partagé avec d’autres acteurs de l’économie locale. Entre sacs de poudre minérale, coquilles d’huîtres et autres mollusques et carreaux en béton coquillé au rendu proche du terrazzo, l’endroit ressemble à un laboratoire. « C’est un peu notre cuisine d’expérimentation », sourit Marine, qui travaille à la production.
Huit tonnes récoltées
Lancée en 2019 par Bénédicte Salzes et Nicolas Vidil, Coquilles poursuit une idée simple : offrir une seconde vie aux coquillages consommés dans la métropole bordelaise. La fondatrice évalue chaque année à près de 3 000 tonnes de coquilles qui finissent à l’incinérateur. L’entreprise n’en collecte aujourd’hui que sept à huit tonnes, mais son ambition dépasse largement ce volume. « L’idée est d’impulser une dynamique et de montrer qu’une autre filière est possible », résume-t-elle. Ancienne photographe, Bénédicte Salzes avait pris l’habitude de réutiliser les coquilles d…