Echos Judiciaires Girondins : Vous annoncez maintenir un rythme de 2 000 nouveaux logements par an, alors que 92 000 demandes en logement social sont en attente à l’échelle régionale. Vous en convenez, le compte n’y est pas ?
Francis Stephan : Dans la région, les 53 bailleurs sociaux produisent 9 000 logements par an. Donc effectivement le compte n’y est pas. À notre niveau, nous produisons 2 000 logements chaque année depuis cinq ans et nous garderons ce rythme dans les deux ou trois prochaines années. Mais pour la suite, tout dépendra des orientations prises après la présidentielle.
Aujourd’hui, nous sommes confrontés à deux problématiques pour produire plus : la hausse du livret A fait grimper nos charges financières (le taux du livret A servant de référence pour le calcul des intérêts des prêts de la Banque des Territoires, N.D.L.R.) tandis que la réduction du loyer de solidarité (RLS) a pour nous un impact direct de 12 millions d’euros par an. Domofrance a beau être solide, nous arrivons au bout d’un modèle qu’il va falloir repenser. Nos fonds propres sont en train de s’effondrer. Nous demandons égalem…