Vu de l’extérieur, le projet peut sembler complexe mais pour Clément Dubrey, 24 ans, « c’est très clair ». Il pose brique après brique, guidé par l’envie de créer un cercle vertueux autour de ses projets qui mêlent sport et environnement. Issu d’une famille de viticulteurs en biodynamie en Gironde et passionné de sport, une fois son bac en poche, il était parti pour suivre des études de Sciences et techniques des activités physiques et sportives (Staps). Mais il a finalement opté pour une école de commerce spécialisée dans le sport pour se donner les moyens de créer un projet éco-responsable en lien avec le sport.

Clément Dubrey, fondateur d’Aera Board Co © D. R.
Le projet se concrétise en 2024, date à laquelle il crée sa société Aera Board Co avant de racheter l’année suivante la marque de vêtements de surf éco-responsables, Duna, portée à l’origine par une association du Bassin d’Arcachon. Aujourd’hui, Clément Dubrey exerce ainsi une activité de vente d’articles textiles fabriqués par plusieurs acteurs locaux dont un établissement et service d’accompagnement par le travail (Esat). Il a aussi développé un volet événementiel et créé la Waterman Cup, une course sportive qui se déroule à la dune du Pilat.
Cap sur le recyclage
Et si Clément Dubrey a bien les pieds en Gironde, il n’hésite pas à aller à l’international pour avancer sur un autre volet : la conception de planches de surf recyclées à 90 %. Il vient ainsi de passer quelques mois en Australie pour avancer sur la R&D. Mais pour boucler la boucle, il a aussi créé un collectif associatif baptisé Catrisurf qui lui permettra de collecter d’anciennes planches de surf. Car dans un futur proche, Clément Dubrey envisage la création d’une micro-usine capable de recycler la matière. L’idée ? Transformer les planches usagées en fibres recyclées, dont une partie sera utilisée pour fabriquer de nouvelles planches, tandis que le reste sera vendu à d’autres industries.
« Mes proches ne comprennent pas toujours ce que je fais, mais ils voient qu’il y a un engouement », s’amuse Clément Dubrey qui reconnait ne pas encore vivre de son activité mais réinvestit l’argent de ses ventes dans ses projets et envisage l’ouverture d’une campagne de crowdfunding pour le lancement de la production de planches recyclées. A demi-mot, il annonce également s’être lancé dans un projet cinématographique. Un vrai touche-à-tout.

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