[ Dossier ] Laboratoire LP2i de Bordeaux : aux confins des deux infinis

GRADIGNAN. Les physiciens du Laboratoire de physique des deux infinis (LP2I) de Bordeaux, spécialistes de la physique des particules, de la physique nucléaire et de l’astrophysique, s’aventurent aux confins de l’infiniment grand et de l’infiniment petit pour comprendre l’univers. Des découvertes qui mènent aux frontières de nos connaissances, avec des applications directes pour la société. 

Accélérateur LP2i Bordeaux

L'accélérateur de particules du LP2i de Bordeaux, à Gradignan. © Jean Jouve / LP2i Bordeaux

Échos Judiciaires Girondins : Vous êtes le directeur du Laboratoire de physique des deux infinis (LP2I) de Bordeaux. De quoi s’agit-il ?

Fabrice Piquemal : Nos activités consistent à comprendre l’infiniment grand et l’infiniment petit, au travers de la physique des particules, de la physique nucléaire et de l’astrophysique. L’infiniment petit correspond au millionième de milliardième de mètre (de 10-15 à 10-18). Ce sont les particules élémentaires : quarks (qui composent les neutrons et protons), électrons et neutrinos.

Quant à l’infiniment grand, la distance est mesurée en années-lumière (9 641 milliards de kilomètres, NDLR). Nous regardons des objets qui peuvent être extrêmement lointains ou des rayonnements gamma provenant de phénomènes astrophysiques.

Ce qui relie ces deux infinis, c’est la création de l’univers, il y a 13,5 milliards d’années, lors du Big Bang. C’est le moment où l’énergie est devenue matière. Einstein avait décrit l’équivalence entre l’énergie et la matière par la formule E=MC2.

Fabrice Piquemal, Laboratoire de physique des deux infinis (LP2I)

Fabrice Piquemal, directeur du Laboratoire de physique des deux infinis (LP2I) © LP2i

EJG : Pouvez-vous nous décrire plus concrètement les activités du laboratoire ?

F. P. : Le laboratoire réunit 120 personnes, dont une quarantai…

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